Borgnefesse a définitivement pris sa place à côté des plus notoires corsaires et boucaniers de l'île de la Tortue. Bien dans la tradition, notre flibustier narre avec brio, forfanterie et cynisme candide ses conquêtes galantes, ses rixes, ses batailles, ses abordages, ses ripailles : tout ce que peut comporter d'histoires de guerre et d'amour la course sur la mer des Antilles au temps du Roi Soleil. C'est ainsi que Borgnefesse est entré dans la grande légende des Caraïbes. 
 
Les cahiers de Le Golif sont présentés comme l'oeuvre absolument authentique d'un flibustier, préfacée, pour plus de crédibilité, par T'Serstevens, écrivain aussi porté sur les corsaires, les flibustiers et autres pirates.
Il s'agit d'un remarquable canular littéraire, puisque le nom de Alaux n'apparaît pas, sauf comme lecteur et déchiffreur du manuscrit prétendument retrouvé dans une vieille malle à St-Malo, patrie de Surcouf et d'autres marins bien trempés. Il est amusant de débusquer la technique romanesque du récit.

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