A
Abattre : Manœuvrer pour écarter sa route du lit du vent. Ce mouvement s'appelle une abattée.
Abord : Sur le côté du bâtiment.
Abordage : - Combat corps à corps pour la conquête du navire. Généralement, les pirates se scindent en trois groupes ayant chacun leur objectif : le capitaine et les officiers, les matelots et
les soldats, et enfin la Sainte-barbe (la soute à poudre). - Collision entre un navire et un autre bâtiment, ou tout autre objet flottant ou non. Cette notion couvre également les fausses
manœuvres mettant en danger un autre navire.
Accastillage : Objets et accessoires divers équipant un navire situés sur le pont tels que winches, poulies, manilles, taquets, chandeliers ...
Accoster : Placer un bâtiment le long d'un quai ou le long d'un autre navire.
Acculée : Mouvement en arrière d'un navire, il cule.
Adonner : Le vent adonne pour un navire à voiles quand il tourne dans un sens favorable à la marche, c'est à dire quand il vient plus à l'arrière. Le contraire est refuser.
Affaler : Faire descendre ; c'est le contraire de hâler - Affaler quelqu'un le long du bord, ou d'un mât, c'est le faire descendre au bout d'un filin (en général, assis dans un noeud de
chaise).
Agrès : Accessoires de manœuvre, de levage, d'arrimage. Ensemble de tout ce qui concerne la mâture, les voiles et le gréement (poulies, drisses, écoutes...).
Allure : Direction et angle pris par le voilier par rapport à la direction du vent.Aux allures du près (près serré, près bon plein) : le voilier remonte au vent.Au largue, vent arriere : le
voilier est aux allures portantes .
Amariner (s') :s'accoutumer à l'environnement marin et aux conditions de vie à bord, trouver son rythme biologique en surmontant le mal de mer.
Amarrage : Action d'amarrer - Matelotage bout de lusin, merlin, ligne, etc. servant à relier ensemble deux cordages.
Amarrer : un navire est amarré au quai par des aussières nommées amarres.
Amarres : Chaînes ou cordages servant à tenir le navire le long du quai.
Amener : abaisser, faire descendre une voile, une drisse, une échelle de bord, une embarcation etc.
Amer : Point de repère sur une côte. désigne un objet remarquable situé sur ou à proximité du rivage et dont les marins se servent pour préciser leur position en mer.
Amure : Manoeuvre qui retient le point inférieur d'une voile du côté d'où vient le vent (voile carrées). Par extension est synonyme d'allure. Pour les bateaux latins, on continue à dire qu'ils
naviguent bâbord ou tribord amures, selon que le vent vient de la gauche ou de la droite.
Armement : L'armement d'un bâtiment consiste à le munir de tout ce qui est nécessaire à son genre de navigation; ce terme désigne aussi la totalité des objets dont un navire est muni. Ces
objets sont inscrits sur les "feuilles d'armement". Dans une embarcation, on appelle ainsi son équipage.
Armer : Armer un navaire : le munir de son armement. Armer un câble : le garnir en certains endroits pour le garantir des frottements.
Arraisonner : Arraisonner un navire c'est le questionner sur son chargement, sa destination, et toutes autres informations pouvant intéresser le navire arraisonneur.
Arrimage : Répartition convenable dans le navire de tout les objets composants son armement et sa cargaison.
Arsenal : Lieu de construction navale et d'entretien de la flotte, l'arsenal est une véritable ville à l'intérieur de la ville, où tous les métiers de la construction navale sont représentés,
du charpentier au maître-constructeur. Le mot arsenal provient de l'italien, lui-même emprunté à l'arabe. Au XVIe siècle encore, arsenal en français désigne uniquement l'arsenal de
Venise.
Artimon : Mât le plus en arrière d'un voilier qui en comporte deux ou
davantage. Son role principal est de porter une voile permettant au navire de lofer, c'est à dire de remonter au vent.
Aussière : très fort cordage servant à remorquer, haler ou amarrer un navire.
Avitaillement : fourniture de combustible, de vivres... nécessaires à bord d'un navire pour l'exécution d'un transport.
Avitailler : Préparer un navire pour son appareillage (agrès, apparaux et vivres) : l'avitaillement.
B
Bâbord : Partie du navire située à gauche d'un observateur placé dans l'axe de ce navire en faisant face à l'avant.
Balancine : Manoeuvre partant du haut du mât et soutenant les extrémités d'une vergue ou l'extrémité d'un gui ou d'un tangon.
Balise : Signal maritime(bouée, phare, perche ) destiné à guider les navires et éviter les dangers. la balise est un corps - fixe ou flottant,- eclairé ou non,- sonore ou non ,La
caractéristique de la balise lui donne une signification précise .
Bannette : terme familier désignant une couchette du bord.
Bastinguage : Autrefois muraille en bois ou en fer régnant autour du pont supérieur d'un navire, couronnée par un sorte d'encaissement destiné à recevoir pendant le jour, les hamacs de
l'équipage; une toile peint les recouvrait pour les protéger de la pluie et de l'humidité. On emploie aussi ce terme par extension pour désigner les gardes corps ou lisses de pavois.
Batterie : Ensemble de pièces d'artillerie et du matériel nécessaire à leur fonctionnement se répartissant sur un pont. Un navire peut avoir plusieurs batteries. La batterie basse est la plus
proche de l'eau (ou première batterie) ; la batterie haute est la plus proche du pont. Le canons du château avant et du gaillard arrière forment les batteries des gaillards. La batterie était
dehors lorsque les canons étaient aux sabords ; la batterie était dedans lorsqu'ils étaient rentrés, mais les sabords encore ouverts.
Beaupré : Mât situé à l'avant du bâtiment.
Bittes : Pièce de bois ou d'acier fixées verticalement sur un pont ou un quai et servant à tourner les aussières.
Bôme : Vergue inférieure d'une voile aurique. Synonyme gui.
Bonnette : Voile supplémentaire pour petit vent s'établissant latéralement aux voiles carrées ou se laçant sous une voile pour en augmenter la surface
Bordée :
- Ensemble des canons d'un des côtés du navire et, par extension, leur décharge simultanée.
- Route
faite par un navire entre deux changements de cap, en gardant le vent du même côté. Distance parcourue par un navire en louvoyant et sans virer de bord.
- Subdivision de l'équipage (tribordais, bâbordais)
Border : Une voile la raidir en embarquant l'écoute. La cote la suivre de très près. Un navire
Bourlinguer : Se dit d'un bateau qui lutte dans une forte mer et d'un marin qui navigue beaucoup.
Bout : Terme générique désignant un cordage sans utilisation particulière contrairement aux drisses ou aux écoutes. A bord on proscrit l'usage du mot cordage.
Branle-bas : - Lever de l'équipage
- Préparatifs de combat. Branles est
l'ancien nom des hamacs. On doit les décrocher - mettre bas - à l'occasion du réveil ou du combat
Branles : Nom ancien des hamacs (d'ou "branle-bas")
Brigantine : voile aurique hissée sur le mat d'artimon des voiliers gréés carrés, et sur tous les mats des goélettes et des cotres anciens. Avec une forme aurique (de trapèze irrégulier), elle
est enverguée, en bas, sur la bôme et, en haut, sur la flèche ou corne de brigantine. Le long du mat elle est d'abord lacée puis ensuite tenue par des colliers de mat.
C
Cabestan : Treuil vertical servant à actionner mécaniquement ou à bras les barbotins.
Cabillot : Chevilles en bois ou en métal qui traversent les râteliers et auxquelles on amarre les manoeuvres courantes au pied des mâts ou en abord.
Cabotage : Navigation entre deux ports d'une même côte ou d'un même pays.
Caillebotis : treillis en bois amovible servant de parquet et laissant écouler l'eau.
Cambuse : soute réservée au stockage des vivres et de l'approvisionnement du bord.
Cap : Direction prise par le bateau et mesurée par rapport au Nord, de 0 à 360° dans le sens des aiguilles d'une montre.Mettre le cap : aller vers, se diriger.
Cape : On dit qu'un navire est à la cape quand, par gros temps, il réduit sa voilure ou diminue la vitesse de sa machine en gouvernant de façon à faire le moins de route possible et à dériver
le plus possible pour éviter les effets de la mer.
Carré : Lieu du bateau disposant de banquettes et d'une table afin de permettre à l'équipage de se réunir pour se détendre, pour manger ou pour écrire.
Chenal : Passage le plus souvent balisé, permettant la navigation de bateaux dans des zones dangeureuses ou à l'entrée des ports.
Choquer : Filer ou lâcher un peu de cordage soumis à une tension.
Coffre : Grosse bouée servant à l'amarrage des navire sur une rade.
Compas à pointe sèche : Instrument formé de deux branches articulées de mêmes longueur, servant à effectuer des relèvements sur la carte.
Compas de relèvement : Instrument de relèvement, formé d'un système de visé associé a une boussole.
Conserve : Naviguer de conserve : naviguer ensemble (un bâtiment est ainsi "conserve" d'un autre).
Contre-bord : navire à Contre-bord : Navire faisant une route de direction opposée à celle que l'on suit.
Corps-morts : Chaînes et ancres disposées au fond de la mer, solidement retenues par des empennelages, et dont une branche qui part des la réunion des chaînes est nommée itague revient
au-dessus de l'eau où elle est portée par un corps flottant (bouée ou coffre).
Coursive : Terme général pour désigner des passages étroits tels que ceux qui peuvent se trouver entre des chambres ou autres distributions du
navire.
CROSS : Les Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage sont placés sous l'autorité du ministre de l'Équipement, des Transports et de la Mer. Au nombre de 5, ils sont
dirigés et encadrés par des officiers des Affaires maritimes et « armés » par des personnels de la Marine nationale et de l'Equipement.
D
Dame de nage : échancrure ou fourchette métallique placée dans le plat-bord d'un canot servant de support et maintenant l'aviron utilisé pour godiller.
Déborder S'écarter d'un autre bateau ou d'un quai.,S'écarter d'un autre bateau ou d'un quai.
Déclinaison : magnétique Valeur de l'angle compris entre le Nord géographique et le Nord magnétique
Défense : Tout objet suspendu contre le bord d'un navire ou d'une embarcation pour préserver la muraille du choc des quais et de toute construction flottante.
Déferler : Larguer les rabans de ferlage qui tiennent u e voile serrée et la laisser tomber sur ses cargues. La lame déferle lorsqu'elle brise en s'enroulant sur elle même ou en choquant une
plage, une roche.
Dérive : Différence entre le cap vrai du bâtiment et sa route vraie sous l'effet du vent de la mer et du courant.On appelle aussi "dérive" les surfaces que l'on immerge au centre de la coque ou
sur les côtés pour s'opposer à la pression latérale du vent; on devrait dire dans ce cas "contre dérive". Etre en dérive navire ou objet qui flotte au gré du vent, des lames, des
courants.
Désarmé : Un navire est désarmé lorsqu'il est amarré dans un port sans équipage et qu'il n'y a, en général, que des gardiens à bord.
Dessaler : Chavirer.
Drisse : Cordage ou palan pour hisser une vergue, une corne, une voile ou une flamme.
E
Echelle de beaufort : Echelle-étalon employée en marine pour mesurer la force du vent.Elle est graduée de 0 à 12 : calme plat à ouragan avec en corrélation l'état de la mer.
Echouer : Toucher le fond.
Ecope : Pelle en bois à long manche qui sert à prendre de l'eau à la mer pour en asperger la muraille d'un bâtiment pour la nettoyer. Elle sert également à vider les embarcations.
Ecoper.
Ecoute : Cordage destiné à la manœuvre de réglage des voiles en fonction de la direction du vent et de l'allure choisie
Ecoutille : Ouverture rectangulaire pratiquée dans le pont pour pouvoir accéder dans les entreponts et dans les cales.
Embardée : Abatée d'un navire en marche en dehors de sa route ou au mouillage ou sous l'effet du vent ou du courant.
Embarder : Se dit d'un navire qui s'écarte de sa route à droite ou à gauche en suivant une ligne courbe et irrégulière. On dit aussi qu'un navire, à l'ancre, embarde quand il change constamment
de cap sous l'effet du vent ou du courant.
Embrun : L'embrun est une poussière liquide arrachée par le vent de la crête des lames.
Empanner Par vent arrière, un voilier empanne lorsqu'il change d'amure (il fait passer ses voiles d'un bord sur l'autre). La manœuvre peut être volontaire ou involontaire et
dangereuse.
Encablure : Longueur employée pour estimer approximativement la distance entre deux objets peu éloignés l'un de l'autre. Cette longueur est de 120 brasses (environ 200 mètres). Longueur normale
d'une glène d'aussière. Autre définition de l'encablure un dixième de mille soit environ 185 mêtres
Encalminé : Voilier encalminé quand il est dans le calme ou dans un vent si faible qu'il ne peut gouverner.
Erre : Vitesse conservée par un navire sur lequel n'agit plus le propulseur.
Escadre : Flotille de 9 à 21 vaisseaux de ligne pouvant être accompagnée de frégates, sous les ordres d'un vice- ou contre-amiral et faisant généralement partie d'une armée.
Espars : Terme général usité pour désigner de longues pièces de bois employées comme mâts, vergues, etc...
Estime : Position supposée du bateau comme tenu du cap suivi, de la vitesse du bateau, du temps écoulé, depuis le dernier point, à confirmer par les instruments de navigation.
Estran : bande côtière comprise entre les niveaux atteints par les plus hautes mers et les plus basses mers, alternativement émergée et submergée, il est limité par la laisse de pleine mer et
la laisse de basse mer.
Etai : Hauban situé à l'avant d'un bateau et qui soutient le mât. Il sert de support au génois.
Etale de marée : moment où la mer ne monte ni ne baisse.
Etarquer : Etarquer une voile : la hisser de façon à la tendre le plus possible.
Evitage : Mouvement de rotation d'un bâtiment sur ses ancres, au changement de marées ou par la force du vent qui agit plus sur lui que sur le courant. Espace nécessaire à un bâtiment à l'ancre
pour effectuer un changement de cap, cap pour cap.
Eviter : au mouillage, manière dont le bateau cherche le lit du vent, selon toutes les directions possibles autour de l'ancre.
F
Fanal : Lanterne d'embarcation.
Fardage : Tout ce qui se trouve au-dessus de la flottaison excepté la coque lisse et offrant de la prise au vent. Dans la marine de commerce, désigne aussi les planches , nattes, etc... que
l'on place sur le vaigrage du fond pour garantir les marchandises contre l'humidité.
Ferler : Ferler une voile carrée : relever par plis sur la vergue une voile carguée et la fixer au moyen de rabans dits de ferlage qui entourent la voile et la vergue. Ferler un pavillon : le
plier et le rouler en le maintenant ensuite avec sa drisse.
Flux : Marée montante. Synonyme flot.
Foc : Voile d'avant de forme triangulaire.
Franc-bord : Partie de la coque comprise entre la carène (immergée) au niveau de la ligne de flottaison, et le pont.
Fuir : gouverner de manière à recevoir le vent ou la mer par l'arrière.
G
Gaffe : Perche munie en son bout d'un croc et d'une pointe arrondie. Le verbe gaffer signifie crocheter à l'aide d'une gaffe (ex : un corps mort)
Gaillard : superstructure avant ou arrière des grands voiliers.
Gennaker : Voile intermédiaire entre un génois léger et un spinnaker (spi), destinée aux allures portantes.
Gîte : Inclinaison du bateau sur un bord (tribord ou bâbord) formant un angle obtus entre le mât du bateau et l'horizontale. Un bateau gîte sous l'action du vent ou de la mer.
Grain : Vent violent qui s'élève soudainement, souvent accompagné de pluie, de grêle ou de neige.
Grand-largue : Allure d'un voilier recevant le vent de ¾ arrière.
Gréement : L'ensemble des cordages, manoeuvres de toutes sortes et autres objets servant à l'établissement, à la tenue ou au jeu de la mâture, des vergues et des voiles d'un navire.
Guindeau : Appareil servant à virer les chaînes, à mouiller et à relever les ancres à bord d'un navire. Son axe de rotation est horizontal.
H
Hale-bas : Petit cordage frappé au point de drisse des voiles enverguées sur des drailles et qui sert à les amener.
Hauban Câble en acier inoxydable assurant la tenue d'un mât. Le hauban avant est un étai, celui de l'arrière est le pataras.
Hauturière : navigation hauturière : navigation a large; contrôlée par l'observation des astres. Long cours.
Houle : Etat de la mer caractérisé par un mouvement oscillatoire vertical qui se propage en ondes sur de très grandes distances. La longueur et la hauteur de la houle déterminent sa dangerosité
et son classement dans l'échelle Beaufort.
Hune : Plate-forme de forme rectangulaire, arrondie sur l'avant, placée à la jonction de deux mâts superposés et fixée sur les élongis et les barres traversières. Les élongis délimitent de
chaque côté un trous appelé, trou du chat ou chatière, pour le passage des haubans.
J
Jauge : Volume des capacités intérieures des navires exprimé en tonneaux de 2m3.83 ou 100 pieds cubes anglais.
Journal de bord Registre où est relatée et détaillée la navigation d'un bateau (route suivie, vitesse, météo ...)
Jusant : Marée descendante.
L
Largue : Allure d'un voilier recevant le vent entre le travers et le ¾ arrière (le petit largue est proche du vent travers travers, alors que le grand largue se
rapproche du vent portant).
Latte : Latte de hauban : patte métallique fixée sur le bordage pour servir de cadène de hauban.
Lieue marine : = 3 milles = 5.556 mètres = un vingtième du degré terrestre = une lieue géographique.
Loch : Appareil servant à mesurer la vitesse du navire.
Lofer : Remonter volontairement vers le lit du vent.
Louvoyer (louvoyage) : Pour les voiliers, tirer des bords, zigzaguer d'un bord sur l'autre en tenant un près serré proche de la direction du vent.
Lover : Enrouler un cordage sur lui-même en le tournant dans le sens des aiguilles d'une montre pour réaliser une « glène ».
M
Main courante : Barre en métal, ou pièces de bois mince, placées de chaque côté des échelles de dunette, de roof-passerelle, de gaillard, etc... pour servir de rampe.
Manille : Anneau métallique permettant un assemblage amovible. La partie de la manille qui s'ouvre s'appelle un manillon.
Marnage : Syn. de amplitude pour la marée.
Mascaret : Phénomène qui se produit dans le cours inférieur d'un fleuve consistant en plusieurs lames creuses et courtes formées par la remontée du flot contre le courant du propre
fleuve.
Mât d'artimon : mât le plus en arrière d'un voilier qui en comporte deux ou davantage. Son rôle principal est de porter une ou plusieurs voiles permettant au navire de lofer, c'est à dire de
remonter au vent.
Mille marin : Il vaut 1.852 mètres, soit la longueur moyenne d'une minute d'arc de grand cercle terrestre à n'importe quelle minute de latitude représentée par un méridien sur la carte marine.
Le degré de latitude vaut donc 60 milles.
Mou : Un cordage a du mou quand il n'est pas assez tendu. Donner du mou choquer une manoeuvre. Un navire est mou quand il a tendance à abattre.
Noeud : 1 - façon de relier des cordages. 2 - Unité de mesure de vitesse en navigation : 1 nœud équivaut à la vitesse de 1 mille marin parcouru en 1 heure.
P
Paille de bitte : Tige de fer traversant la tête d'une bitte pour empêcher la chaîne ou l'aussière de décapeler.
Panne : mettre en panne : Manoeuvre qui a pour objet d'arrêter la marche du navire par le brasseyage de la voilure.
Paquet de mer :Grosse vague venant se briser sur le pont du bateau en le submergeant.
Paré : Prêt, libre, clair, hors de danger. Parer - un cap le doubler; - un abordage l'éviter; - une manoeuvre
Passavant : Passerelle permettant de passer d'un roof à un autre. Passage couvert en abord des bâtiments de guerre modernes.
Pataras : Hauban supplémentaire destiné à soulager temporairement à un hauban soumis à un effort considérable - très employé sur les yachts de course, ce hauban mobile appelle largement sur
l'arrière.
Pavillon : Synonyme de drapeau en langage maritime. Plusieurs types de pavillons existent : le pavillon national (obligatoirement arboré en navigation), des pavillons indicateurs : détresse,
plongée etc., et des pavillons de signaux pour communiquer selon l'alphabet international des signaux.
Perthuis : Détroit entre les îles, des terres ou des dangers.Ouverture d'accès dans une cale sèche.
Pétole : Absence de vent.
Phare : Construction en forme de tour portant un feu à son sommet. Mât avec ses vergues, voiles et gréement. Ex. phare de misaine, phare de l'avant, phare de l'arrière, phare d'artimon, phare
carré.
Piano : Ensemble des bloqueurs de drisses situé près du cockpit pour faciliter le réglage des manœuvres.
Piloter : Assurer la conduite d'un navire dans un port ou dans les parages difficiles de la côte.
Plat-bord : Dans une bâtiment en bois ensemble des planches horizontales qui recouvrent les têtes des allonges de sommet. Dans un navire en fer ceinture en bois entourant les ponts.
Pont : Structure fixée sur les barrots constituant, à l'intérieur le plafond de la coque et à l'extérieur le plancher où viennent s'amarrer les superstructures ainsi que le cockpit.
Ponton : Equipement portuaire destiné à l'amarrage des bateaux. Certains pontons sont flottants et suivent ainsi le mouvement des marées, ce qui évite la contrainte du réglage des
amarres.
Pot au noir : Zone des calmes équatoriaux caractérisés par des pluies torrentielles.
Près Allure la plus rapprochée du lit du vent.
Q
Quart Période d'activité d'une durée de quatre heures (à l'origine). Etre de quart signifie être responsable de la bonne marche du bateau (manœuvres, veille, sécurité, route...).
Quille Sur les voiliers, pièce en acier lestée de plomb, fixée extérieurement sur la carène par boulonnage, dans la région du bouchain, sur une partie de la longueur du navire, et destinée à
faciliter la remontée au vent (couple de rappel) : monocoque quillard.Certains voiliers ont une quille moulée dans la coque (et non boulonnée).
R
Raz : Courant violent dû au flot ou au jusant dans un passage resserré.
Règle de Cras : la règle Cras sert à tracer une route sur une carte marine.
Ris (bandes de ris, prises de ris) : Système permettant de réduire la surface d'une voile.
Roof : Superstructure établie sur un pont supérieur et ne s'étendant pas d'un côté à l'autre du navire.
S
Sabord : Ouverture rectangulaire pratiquée dans la muraille d'un navire.
Saborder : Faire des brèches dans les oeuvres vives d'un navire pour le couler.
Safran : Surface du gouvernail sur laquelle s'exerce la pression de l'eau pour orienter le navire.
Sextant : Instrument de navigation permettant de mesurer la hauteur d'un astre par rapport à l'horizon et utilisé autrefois pour déterminer sa position géographique en mer.
Sillage : Trace qu'un navire laisse derrière lui à la surface de la mer.
Skipper : Patron de bord, professionnel ou non, responsable du bateau et de l'équipage.
Spinnaker (ou spi) : Voile d'avant de grande surface, en tissu léger, destiné aux allures portantes.
Suroit : Prononciation maritime de Sud-Ouest. Le suroît est l'appellation du vent venant du Sud-Ouest. C'est un vent pluvieux, accompagné généralement d'une faible visibilité, d'où son emploi
dans l'expression: repérer dans un suroît brumeux. Suroît est également le nom de la coiffure de mer en toile cirée ou goudronnée, destinée à protéger la tête de la pluie et des embruns (
qu'amène souvent le vent de suroît ).
Syzygie (marée des) : Marées correspondant à la nouvelle ou à la pleine lune, lorsque le soleil et la lune sont en opposition.
T
Talonner : Toucher le fond de la mer avec le talon de la quille.
Tangage Mouvement de balancement longitudinal (d'avant en arrière) pris par un navire. Pour un voilier, on dit aussi qu'il marsouine.
Teck : Bois des Indes presque imputrescible aussi fort et plus léger que le chêne ; très employé dans la construction navale.
Tenir : Navire tenant la mer se comportant bien dans le mauvais temps.
Tirant d'eau : Hauteur entre la ligne de flottaison et le bas de la quille.
Tonnage : Capacité cubique d'un navire ou de l'un de ses compartiments exprimée en tonneaux. Le tonneau est égal à cent pieds cubes anglais ou à 2.83 mètres cubes (c'est le tonneau de jauge);
Le tonnage exprime toujours un volume.
Travers Direction du vent perpendiculaire à l'axe longitudinal d'un voilier.
Tribord amure Le voilier reçoit le vent par le tribord.
Tribord Côté droit d'un bateau par rapport à l'axe longitudinal en regardant
vers la proue (l'avant).
Trinquette : voile d'avant établie sur un bas-étai, derrière le foc. La trinquette est la voile d'avant amurée le plus près du mât, s'il y a plusieurs focs.
V
Vent arrière : Allure portante où le voilier reçoit le vent par l'arrière.
Virer : Exercer un effort sur un cordage ou sur une chaîne par enroulement sur un treuil, guindeau ou cabestan. Virer à pic virer suffisamment le câble ou la chaîne pour amener l'étrave du
navire à la verticale de l'ancre. Virer à long pic virer en laissant la chaîne un peu plus longue que la profondeur de l'eau. Virer de l'avant
Virer de bord : changer les amures des voiles.
Vitesse : L'unité marine de vitesse est le noeud qui représente un mille marin (1852 mètres) à l'heure. Ne jamais dire un noeud à l'heure.
Z
Zigzag Point de couture utilisé pour la confection des voiles.