Voy-Iles.jpg Voyage aux Isles  Chronique aventureuse des Caraïbes 1693-1705. Reprise de cette chronique aventureuse d'un voyage aux Caraïbes publiée en 1722, écrite par un père dominicain qui ne mâchait pas ses mots. Cette version de Michel Lebris respecte fidèlement le texte original.

Nouveau Voyage aux isles de l’Amérique, datant de 1722, est écrit par le Révérant Père Labat, jacobin né à Paris, qui décide en 1693 de partir aux Antilles après voir appris que les Dominicains avaient été décimés par la fièvre jaune à la Martinique. En 1697 le père Labat fut l'acteur principal du refoulement des anglais qui tentèrent un débarquement nocturne. De ce fait, Sainte Marie fut toujours considérée comme étant à l'avant-garde pour prévenir émeutes, soulèvements et débarquements étrangers.
Il laisse la Martinique en 1705. Il publia Nouveau Voyage aux Iles de L’Amérique. Il voyagea en Italie, en Espagne, il écrivit d'ailleurs : Voyage en Espagne et en Italie (autobiographique) (1730).
L’économie des Iles quant à elle est alors essentiellement agricole. Les cultures tropicales ne donnent pas seulement un caractère original à la production, elles déterminent la structure et le comportement de la société coloniale.
Les cultures des Iles comprirent un petit nombre de denrées privilégiées, destinées à approvisionner le marché national. Au début de la colonisation, qui fut l’ère de la petite propriété, la production était variée. Dès la fin du XVIIe siècle, la canne à sucre refoula les autres cultures. Les îles tendirent vers la monoculture avec constitution de grandes propriétés.
La culture de l’indigo était pleine d’aléas en raison des difficultés techniques, des maladies et des parasites, mais elle permettait de gros bénéfices, surtout pendant les guerres, en raison de la grande valeur du produit. C’est ce qui permit à l’indigo de résister aux progrès de la canne et du café. Il fut une valeur de spéculation qui permit d’édifier des fortunes soudaines mais provoqua des krachs retentissants.
Ici l’auteur s’attache d’une part à montrer la façon dont fonctionne la culture de l’indigo, sur tous les plans : de la semence à la récolte et la transformation en produit final. Il évoque aussi l’état du commerce français et la qualité de ses manufactures principalement, et dénonce par la même la vision négative des français sur leur culture et leur production, a tord selon lui. Il montre par là aussi le succès des produits français à l’étranger. Enfin, le R.P Labat s’attache à montrer les gains qui étaient possible de faire grâce à l’indigo et la valeur marchande de ce produit.

labat.jpg

Autres livres

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés